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Varanasi (Bénarès) : que faire et voir à Varanasi en Inde

Varanasi (Bénarès) : que faire et voir à Varanasi en Inde

Varanasi (Bénarès) : que faire et que voir dans la ville la plus sacrée d’Inde ?

  • Varanasi, aussi appelée Bénarès ou Kashi, est l’une des plus vieilles villes habitées au monde, bâtie le long du Gange dans l’État de l’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde
  • Les ghats (escaliers menant au fleuve) rythment la vie de la ville : bains rituels à l’aube, crémations publiques à Manikarnika et Harishchandra Ghat, cérémonie du soir Ganga Aarti
  • La vieille ville regorge de temples, dont le Kashi Vishwanath dédié à Shiva, et de ruelles labyrinthiques où se croisent pèlerins, commerçants et vaches sacrées
  • La meilleure période pour visiter s’étend d’octobre à mars, avec des températures modérées ; l’été (avril à juin) est étouffant et la mousson (juillet-septembre) très humide
  • Varanasi se visite facilement en 2 à 3 jours et s’intègre bien dans un circuit incluant Sarnath, Agra ou Khajuraho

Que faire à Varanasi (Bénarès) en quelques jours ? L’essentiel se concentre sur les ghats du Gange : assister aux crémations rituelles à Manikarnika Ghat, observer les bains sacrés à l’aube, prendre une croisière en bateau et suivre la cérémonie du Ganga Aarti au coucher du soleil. À cela s’ajoutent la visite du temple Kashi Vishwanath, une balade dans la vieille ville et une excursion à Sarnath, à 10 km, où le Bouddha a prononcé son premier sermon. Ville la plus sacrée de l’hindouisme, Varanasi mérite au moins deux jours pleins pour en saisir l’intensité sans s’y sentir submergé.

Où se trouve Varanasi et comment y accéder

Varanasi se situe dans le nord de l’Inde, dans l’État de l’Uttar Pradesh, sur la rive gauche du Gange. Sur une carte, la ville apparaît à mi-chemin entre Delhi et Kolkata, à environ 800 km à l’est de la capitale indienne et à 320 km au sud-est de Lucknow. Elle est reliée au reste du pays par l’aéroport international Lal Bahadur Shastri, desservi depuis Delhi, Mumbai ou Kolkata en un peu plus d’une heure de vol, et par une gare ferroviaire majeure, Varanasi Junction, sur laquelle convergent des trains directs depuis Delhi (environ 10 à 13 heures selon le train), Agra ou Kolkata.

Pour situer la ville sur une carte touristique, il faut retenir trois zones : la vieille ville et ses ghats le long du fleuve, à l’est ; le quartier de la gare et des hôtels modernes, plus à l’ouest ; et Sarnath, le site bouddhiste, à une dizaine de kilomètres au nord-est. La vieille ville se parcourt exclusivement à pied ou en rickshaw, ses ruelles étant trop étroites pour les voitures. C’est là que se concentre l’essentiel de ce qu’il y a à voir : ghats, temples et bazars.

Un autre nom revient souvent pour désigner la ville : Kashi, « la ville de la lumière », terme sanskrit encore utilisé par les pèlerins et dans les textes hindous, aux côtés de Varanasi et Bénarès (l’ancienne orthographe française, héritée de la transcription anglaise Benares). Ces trois noms désignent la même ville et se retrouvent indifféremment dans les guides, les panneaux et les billets de train.

Les ghats, cœur battant de la ville

Les ghats sont de longs escaliers de pierre qui descendent des ruelles jusqu’au Gange, sur près de 6 km de berge. On en compte plus de 80, chacun ayant sa fonction et son atmosphère propres. Dashashwamedh Ghat, le plus central et le plus animé, accueille chaque soir la cérémonie du Ganga Aarti : des prêtres en tenue traditionnelle font tournoyer des lampes à huile au son des chants et des cymbales, devant une foule dense de pèlerins et de visiteurs installés sur les marches ou en barque sur le fleuve.

À l’aube, le spectacle change de registre : les habitants descendent se baigner dans les eaux du Gange, considérées comme purificatrices, pendant que les premières lumières éclairent la ville depuis l’autre rive. Une promenade en bateau à rames au lever du soleil, entre Assi Ghat et Manikarnika Ghat, reste l’une des activités les plus recommandées pour prendre la mesure de la ville sans se presser.

Assi Ghat, à l’extrémité sud, est plus calme et prisé pour le yoga matinal et les concerts de musique classique organisés en soirée. À l’inverse, Manikarnika Ghat et Harishchandra Ghat concentrent une autre réalité de la ville : ce sont les deux principaux ghats de crémation.

La crémation à Manikarnika Ghat : ce qu’il faut savoir

Varanasi occupe une place unique dans l’hindouisme parce que mourir ou être incinéré ici est censé libérer l’âme du cycle des réincarnations (moksha). C’est pourquoi des familles de tout le pays viennent y crématiser leurs proches, jour et nuit, sur les bûchers de Manikarnika Ghat et, dans une moindre mesure, de Harishchandra Ghat. Le feu qui alimente les crémations à Manikarnika serait entretenu sans interruption depuis des siècles.

Assister à une crémation depuis les hauteurs du ghat est une expérience courante pour les visiteurs, à condition de respecter quelques règles simples : ne jamais photographier les bûchers ni les familles en deuil, garder une distance respectueuse, et se méfier des « guides » auto-proclamés qui abordent les touristes près des ghats de crémation en réclamant de l’argent pour du bois ou des dons, une arnaque fréquente signalée par de nombreux voyageurs. Il n’est pas nécessaire de payer pour observer la scène depuis les marches supérieures ; l’accès reste public et gratuit.

L’ambiance y est sobre, sans mise en scène, très éloignée d’une attraction touristique : la crémation fait partie du quotidien de la ville et se déroule à l’air libre, visible depuis les ruelles environnantes. Beaucoup de voyageurs décrivent ce moment comme le plus marquant de leur séjour à Varanasi, précisément parce qu’il confronte directement à un rapport à la mort très différent de celui pratiqué en Occident.

Temples et vieille ville

Le temple Kashi Vishwanath, dédié à Shiva, est le sanctuaire le plus vénéré de Varanasi. Reconstruit au XVIIIe siècle après plusieurs destructions, son dôme est aujourd’hui recouvert d’environ 800 kg d’or, offert au XIXe siècle par le maharaja du Punjab. L’accès à l’intérieur est réservé aux hindous, mais les contrôles de sécurité stricts (téléphones et sacs interdits) permettent malgré tout d’en approcher les abords et d’observer l’agitation des pèlerins.

Autour du temple s’étend la vieille ville, un dédale de ruelles si étroites que deux personnes s’y croisent à peine, bordées d’échoppes de soieries, d’épices, de lassi et de petits temples secondaires à chaque coin de rue. S’y perdre volontairement, sans itinéraire précis, reste l’une des meilleures façons de comprendre l’atmosphère de Bénarès.

D’autres lieux méritent le détour : le Durga Temple, dit « temple des singes » en raison des nombreux macaques qui y vivent, le Tulsi Manas Mandir consacré à l’épopée du Ramayana, et le Bharat Mata Mandir, un temple original dédié non à une divinité mais à une carte en relief de l’Inde sculptée dans le marbre.

Sarnath, l’excursion incontournable

À une dizaine de kilomètres au nord-est de Varanasi, Sarnath est l’un des quatre lieux saints du bouddhisme, aux côtés de Bodhgaya, Lumbini et Kushinagar. C’est ici, dans le parc aux daims, que le Bouddha aurait prononcé son premier sermon après avoir atteint l’illumination. Le site regroupe les vestiges d’un vaste complexe monastique, dont le stupa de Dhamek, une structure cylindrique de brique et de pierre haute d’une trentaine de mètres, ainsi qu’un musée archéologique qui abrite le célèbre chapiteau aux quatre lions, aujourd’hui emblème national de l’Inde.

Sarnath se visite en une demi-journée depuis Varanasi, en rickshaw ou en taxi, et offre un contraste apaisant avec l’intensité de la vieille ville : jardins ombragés, ruines calmes, ambiance de recueillement. C’est une étape logique pour compléter un circuit Bénarès en y ajoutant une dimension bouddhiste, en plus de l’hindouisme omniprésent le long du Gange.

Quand partir : météo et meilleure saison

Le climat de Varanasi est de type subtropical, avec des écarts de température marqués selon la saison. La période la plus agréable pour visiter la ville s’étend d’octobre à mars, lorsque les températures diurnes oscillent le plus souvent entre 15 et 25°C, avec des matinées fraîches et un ciel généralement dégagé, idéal pour les balades le long des ghats et les excursions à Sarnath.

L’été, d’avril à juin, est en revanche très éprouvant : les températures dépassent régulièrement 40°C en journée, rendant la marche dans la vieille ville et l’attente du lever de soleil sur le fleuve difficiles sans précautions particulières (hydratation, chapeau, horaires de visite décalés tôt le matin ou en fin d’après-midi).

La mousson, de juillet à septembre, apporte une chaleur humide et des pluies parfois soutenues qui peuvent faire monter le niveau du Gange de plusieurs mètres, submergeant temporairement certains ghats inférieurs. Cette saison reste praticable pour les voyageurs peu regardants sur le confort, mais complique les déplacements et réduit la visibilité lors des cérémonies du soir. Pour un premier séjour, viser la fenêtre novembre-février reste le choix le plus sûr, avec un pic de fréquentation touristique autour de Diwali et des grandes fêtes hindoues.

Organiser sa visite : durée, circuit et conseils pratiques

Deux à trois jours suffisent pour couvrir l’essentiel de Varanasi : une journée pour les ghats et la croisière matinale, une soirée pour le Ganga Aarti, une demi-journée pour la vieille ville et le temple Kashi Vishwanath, et une demi-journée pour Sarnath. Les voyageurs qui souhaitent approfondir l’expérience, notamment les cours de musique classique, les ateliers de tissage de la soie de Bénarès ou les séances de yoga sur les ghats, peuvent facilement prolonger le séjour à quatre ou cinq jours.

Dans un circuit plus large en Inde du Nord, Varanasi s’articule naturellement avec Delhi, Agra (le Taj Mahal) et Khajuraho, souvent reliés par train de nuit ou vol intérieur court. Beaucoup d’agences proposent des circuits combinant ces étapes sur 8 à 12 jours, Varanasi servant généralement de point d’orgue spirituel après les monuments moghols d’Agra ou de Delhi.

Côté logement, se loger dans la vieille ville, à proximité des ghats, permet de profiter des levers et couchers de soleil sans dépendre d’un rickshaw ; le quartier autour d’Assi Ghat est souvent recommandé pour un séjour plus calme que celui de Dashashwamedh Ghat. Pour se déplacer, le rickshaw à vélo ou motorisé reste le moyen le plus pratique pour rejoindre la gare ou l’aéroport, la vieille ville elle-même se parcourant uniquement à pied.

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Varanasi et Bénarès, est-ce la même ville ?

Oui. Bénarès est l’ancien nom français de la ville, hérité de la transcription anglaise « Benares ». Varanasi est le nom officiel actuel, et Kashi son nom traditionnel sanskrit, encore très utilisé localement.

Où se trouve Varanasi sur la carte de l’Inde ?

Varanasi se situe dans l’État de l’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde, sur la rive du Gange, à environ 800 km à l’est de Delhi et à proximité de Sarnath, Allahabad et Bodhgaya.

Peut-on assister aux crémations à Varanasi ?

Oui, l’observation se fait publiquement et gratuitement depuis les marches surplombant Manikarnika Ghat ou Harishchandra Ghat, à condition de ne jamais photographier les bûchers ni les familles et de rester à distance respectueuse.

Quelle est la meilleure période pour visiter Bénarès ?

La période d’octobre à mars offre les conditions les plus agréables, avec des températures modérées. L’été (avril-juin) est très chaud et la mousson (juillet-septembre) humide et parfois contraignante pour les déplacements.

Combien de jours prévoir pour visiter Varanasi ?

Deux à trois jours suffisent pour voir l’essentiel : les ghats, le Ganga Aarti, la vieille ville, le temple Kashi Vishwanath et une excursion à Sarnath. Quatre à cinq jours permettent d’approfondir l’expérience.

Comment se rendre à Varanasi depuis Delhi ?

Varanasi est accessible depuis Delhi en avion (un peu plus d’une heure de vol) ou en train direct depuis la gare de Delhi jusqu’à Varanasi Junction, en environ 10 à 13 heures selon le train choisi.

Qu’est-ce que le Ganga Aarti ?

C’est une cérémonie rituelle célébrée chaque soir à Dashashwamedh Ghat, où des prêtres font tournoyer des lampes à huile face au Gange, accompagnés de chants et de musique, en offrande au fleuve sacré.

Faut-il inclure Sarnath dans une visite de Varanasi ?

Oui, Sarnath se trouve à seulement une dizaine de kilomètres et se visite en une demi-journée. C’est le lieu où le Bouddha aurait prononcé son premier sermon, une étape majeure du bouddhisme.

Sources

Arjun et Meera, auteurs spécialisés dans le voyage
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